Thés du Yunnan, de l'arbre à la tasse
◆ ◆ ◆Récoltés et façonnés au cœur des montagnes, direct producteur
Nos Pu'er
Tous les thés Daothé — Pu'er, Blanc, Yunnan | Daothé
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27 € / 50 g, soit 54 €/100 g.
En direct des producteurs du Yunnan.Naturellement très peu théiné. Bourgeons Gong Ting en agriculture biologique, Yunnan.
Un thé sombre chinois (aussi orthographié Pu erh), longuement fermenté, cultivé en agriculture biologique à plus de 1 800 mètres d'altitude : de ceux qu'on garde tout au long de la journée et qu'on partage volontiers avec ceux qu'on aime.
Sélectionné en direct des producteurs du Yunnan.
Liqueur sombre, ronde, veloutée, sans la moindre astringence. Notes boisées, légèrement terreuses, parfois sucrées comme un soupçon de fruit mûr ou de bois précieux.
Pourquoi ce thé
Le Pu'er occupe dans la culture chinoise une place singulière, celle d'un compagnon du repas et de la fin de journée. Les caravaniers de l'ancienne Route du Thé et des Chevaux le transportaient depuis le Yunnan jusqu'au Tibet et à la Mongolie, et on le buvait volontiers après les viandes et les nourritures grasses, à la manière dont on tend aujourd'hui une tisane en fin de repas.
Une aide à la digestion. La tradition chinoise reconnaît au Pu'er fermenté ses qualités digestives depuis des siècles. C'est par excellence le thé qu'on tend après un repas copieux : son caractère doux, sa rondeur en bouche et sa chaleur l'ont rendu inséparable des grandes tablées du sud de la Chine, où il accompagne la fin du repas comme un geste d'apaisement.
Naturellement très peu théiné, naturellement riche en polyphenols. Sa longue fermentation rend le Pu'er particulièrement pauvre en théine, il convient aux grands comme aux plus jeunes, et ne contrarie pas le sommeil. Comme tous les thés issus du Camellia sinensis, il contient naturellement des polyphenols, dont la fermentation transforme le profil au fil des mois et des années : c'est ce qui lui donne sa signature unique parmi les thés.
Le thé de la lenteur. Au-delà de ses qualités propres, le Pu'er invite à un geste : ralentir, prendre le temps, boire lentement. C'est peut-être là son premier bienfait, celui que l'on retrouve à chaque tasse.
Le Pu'er est une boisson de tradition, à apprécier dans le cadre d'une alimentation variée et d'un mode de vie équilibré. Il ne se substitue pas à un avis médical.
Origine et terroir
Notre Pu'er bio vient des montagnes préservées du Yunnan, dans le sud-ouest de la Chine, là où le théier pousse depuis des siècles à l'état sauvage. Il est composé exclusivement de jeunes bourgeons, les mêmes qu'on appelait autrefois Gong Ting, le « Thé du Palais Impérial », parce qu'on les réservait au seul Empereur. Cultivé en agriculture biologique certifiée AB, il honore une tradition vivante, faite de patience et de respect du terroir.
Préparation
Choisissez une eau pure et peu minéralisée, portée à pleine ébullition : le Pu'er fermenté aime la chaleur, et ne craint pas les températures élevées. Une cuillère à café (environ trois grammes) suffit pour un litre ; une demi-boule à thé en infusera deux à trois. Les bourgeons supportent plusieurs infusions successives : tant qu'ils donnent de la couleur, ils donnent encore du goût. Laissez-vous guider par la teinte de votre tasse plutôt que par le chronometre.
Au gaiwan, la voie traditionnelle chinoise. Déposez 5 à 7 grammes de feuilles dans un gaiwan de 100 à 150 ml, versez une eau à pleine ébullition, et faites une première infusion très brève, cinq secondes, que vous jetterez : ce « rinçage » réveille les bourgeons. Enchaînez ensuite des infusions courtes, dix secondes pour la première, en augmentant progressivement le temps à chaque tour. Le Pu'er supporte ainsi six à dix infusions, parfois davantage, qui dévoilent peu à peu sa profondeur. C'est la méthode dite gongfu cha, le geste lent du thé.
À la boule à thé, le geste quotidien. Une demi-boule à thé suffit pour deux à trois litres : déposez-la dans votre récipient, versez l'eau à pleine ébullition par-dessus, laissez infuser trois à cinq minutes selon vos préférences, puis retirez. Conservez la boule humide à l'écart : elle peut redonner une seconde, voire une troisième infusion plus tard dans la journée, en allongeant un peu le temps de pose.
En théière, fonte ou céramique. La théière convient particulièrement bien au Pu'er, qui aime la chaleur entretenue. Comptez trois grammes de feuilles par litre d'eau à pleine ébullition, et laissez infuser trois à cinq minutes pour la première tasse. Réinfusez les feuilles en allongeant progressivement le temps. Si vous appréciez le geste, dédiez votre théière à ce thé : avec les années, elle se culottera et donnera à chaque infusion un peu plus de profondeur, comme le veut la tradition des théières en terre de Yixing.
Au thermos, la voie pratique et économique. Déposez trois à cinq grammes de feuilles directement dans votre thermos, versez l'eau à pleine ébullition, et refermez. Vous pouvez boire au fil de la journée : les feuilles continuent d'infuser doucement, et le thé garde sa rondeur sans devenir astringent : la marque des bons Pu'er. Un seul dosage suffit du matin au soir.
Conservation
Comme les grands vins, le Pu'er fermenté traverse les années sans rien perdre ; au contraire, il y gagne en profondeur et en complexité. Gardez-le simplement à l'abri de la lumière et des odeurs fortes, dans son sachet refermé ou dans une boîte propre. Vous pouvez l'oublier quelques mois, voire quelques années, au fond d'un placard : il vous attendra, et il vous remerciera.
Notes de dégustation
La liqueur est sombre, ronde, veloutée, sans la moindre astringence. Le palais y reconnaît des notes boisées, légèrement terreuses, parfois sucrées comme un soupçon de fruit mûr ou de bois précieux. Très peu théiné, ce Pu'er se boit du matin au soir sans contrarier le sommeil : un thé pour les grands comme pour les plus jeunes, qui s'apprécie tout particulièrement en fin de repas.
Caractéristiques
| Type | Pu'er fermenté (Shou Pu'er) |
| Origine | Yunnan, Chine, plus de 1 800 m d'altitude |
| Certification | Agriculture Biologique (AB) |
| Format | Bourgeons entiers, en vrac |
| Poids net | 50 g |
Pour aller plus loin
Trois lectures pour mieux connaître ce thé et le préparer comme nous le faisons.
- Qu'est-ce que le thé Pu'er ? : origines, terroirs, vertus traditionnelles.
- Pu'er fermenté ou Pu'er cru : deux familles, deux caractères, comment choisir.
- Comment préparer le thé Pu'er : gaiwan, théière, boule à thé, thermos.
Le Pu'er, pour commencer
On nous pose souvent ces questions. Voici les réponses que nous donnerions autour d'une tasse.
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Le Pu'er est un thé post-fermenté produit exclusivement dans le Yunnan, au sud-ouest de la Chine, à partir de théiers à grandes feuilles. C'est le seul thé au monde qui porte le nom d'un lieu plutôt que d'un procédé, et il bénéficie d'une indication géographique protégée, en Chine comme en Europe.
Ce qui le distingue de tous les autres thés, c'est sa fermentation : une transformation portée par des micro-organismes vivants, qui lui permet de se bonifier avec le temps. Une galette bien conservée peut évoluer pendant des décennies, chaque année apportant de la profondeur, de la rondeur, de nouveaux arômes.
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Le Pu'er cru (sheng) évolue naturellement avec les années. Jeune, il est vif, floral, parfois franchement amer. Avec le temps, les micro-organismes présents sur les feuilles transforment lentement la matière : les arômes glissent vers le boisé, les fruits secs, le cuir doux, le camphre. Un bon sheng se garde des décennies et se bonifie à chaque année qui passe.
Le Pu'er cuit (shou) est issu d'une fermentation accélérée, inventée en 1973, qui lui donne d'emblée un caractère doux, rond et terreux. Il est prêt à boire rapidement, même s'il s'affine aussi avec le repos. C'est souvent par lui que les débutants commencent : il est plus immédiat, plus accueillant.
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Le plus simple : un petit récipient (un gaiwan ou une petite théière de 100 à 150 ml), de l'eau frémissante, et environ 6 grammes de thé. Nous ne rinçons pas les feuilles avant l'infusion : c'est souvent conseillé, mais avec un thé propre comme le nôtre, c'est inutile. Infusez à partir de quelques secondes, en allongeant un peu le temps à chaque passage.
Un bon Pu'er se réinfuse facilement dix fois et plus, et chaque tasse raconte quelque chose de différent. C'est une des joies de ce thé : la première gorgée n'est que le début de la conversation.
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Tout dépend de l'arbre, du terroir et du travail. Les thés issus de vrais arbres anciens, parfois pluricentenaires, enracinés profondément dans la montagne, donnent des feuilles d'une richesse que les plantations ne peuvent pas reproduire. La cueillette est faite à la main, sur des terrains escarpés, avec un rendement faible. Et la transformation demande un savoir-faire artisanal : la cuisson des feuilles au wok, par exemple, est un geste lent et précis, aujourd'hui devenu très rare.
Le prix reflète cette réalité de terrain. C'est aussi pour cela qu'il faut se méfier des étiquettes trop belles à des prix trop bas : dans le monde du Pu'er, la contrefaçon est massive, et la grande majorité des thés vendus comme « arbres anciens » n'en sont pas.
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La médecine chinoise traditionnelle prête au Pu'er des vertus liées à la digestion et à l'équilibre interne depuis des siècles. Les classiques chinois le considèrent comme un thé qui accompagne le corps après les repas et qui soutient l'harmonie entre les organes au fil des saisons. Des recherches scientifiques récentes explorent ces pistes, notamment autour du microbiote intestinal, avec des résultats prometteurs, sans qu'on puisse parler de preuves définitives.
Ce que nous savons par l'expérience, c'est qu'un bon Pu'er bu régulièrement est un compagnon discret et durable. C'est d'abord un thé, pas un remède, mais c'est un thé que la tradition place au plus près du soin.
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Le Pu'er est un thé accommodant, et le climat français lui convient naturellement. La seule vraie règle, c'est de le tenir à l'abri des odeurs : le thé absorbe tout ce qui l'entoure, et une galette stockée près d'épices ou de produits ménagers est perdue.
Notre recommandation : un pot en terre cuite avec un tissu en coton entre le couvercle et le pot, pour laisser passer juste assez d'air. Rempli au moins à moitié, dans un endroit calme. Le thé y vieillit tranquillement, sans qu'on ait besoin de s'en occuper.
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Nos thés viennent d'arbres anciens de la région de Mengku, dans le Yunnan, des arbres de plusieurs siècles, enracinés profondément dans la montagne, qui donnent des feuilles d'une richesse que les plantations ne peuvent pas reproduire. Les feuilles sont cuites à la main dans un grand wok au feu de bois, un geste devenu très rare aujourd'hui, et séchées au soleil, deux conditions indispensables pour que le thé puisse se bonifier avec le temps.
Pour nos Pu'er cuits, la fermentation se fait en petits lots artisanaux, ce qui permet un contrôle fin et une propreté gustative qu'on ne retrouve pas dans les productions industrielles. Nous sommes sur place six mois par an et nous participons à chaque étape, de la cueillette à la transformation. Ce ne sont pas des thés que nous achetons : ce sont des thés que nous faisons.
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Si vous aimez les saveurs douces et rondes, un Pu'er cuit sera un bon premier pas : il se laisse apprivoiser sans exiger de patience. Si vous êtes curieux et que vous aimez les goûts francs, un jeune Pu'er cru vous surprendra par sa vivacité et la manière dont il évolue d'une infusion à l'autre.
Dans les deux cas, commencez avec un thé de qualité, même en petite quantité. Un bon thé pardonne les maladresses de préparation ; un mauvais thé, même bien infusé, ne donnera rien de mémorable.
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